mercredi 24 juin 2009

La vallée de l'Elqui (Norte Chico 2/3)

Une belle évadée que nous fûmes dans cette jolie vallée, à la fois perdue et finalement facile d'accès. Nous arrivâmes tout d'abord à Vicuña, une petite ville encore assez peuplée et avec beaucoup de charme. Il faut l'avouer, les montagnes qui l'entrourent n'y sont pas pour rien. Malgré leur couleur grisâtre, elles envoûtent l'atmosphère d'une certaine magie irréelle. Je vous laisse aux photos pour la suite des qualificatifs ;-)



Une chose qui ne se voit dans les images est l'excursion aussi intéressante que surprenante que nous avons fait cette nuit là. Nous visitâmes un observatoire, de nuit. La vallée de l'Elqui est un endroit où furent construit beaucoup de centres d'observation car elle offre un record de nombre de nuits dégagées et on peut y voir un ciel époustouflant. Et je pèse mes mots. Fermez les yeux et imaginez... le silence, un ciel pur, plein d'étoiles, de planètes et de galaxies. Et juste une légère brise pour te rappeler ton appartenance à cette minuscule planète qu'est la Terre. En plus d'un speech bien fait, nous avons eu droit de monter dans la tour pour regarder le ciel à travers un bon gros télescope de derrière les fagots. Nous avons eu la chance de voir, très nettement, Sirius (je ne connaissais même pas son existence et pourtant c'est une planète plus grosse que la terre) et Saturne (oui oui celle avec l'anneau!). C'était assez incroyable. Après ça, on a encore fait un peu joujou avec les "petits" téléscopes de la térasse, et observé différentes constellations et galaxies. Rien que ça.


Cette photo, c'est juste pour le fun

Le lendemain, nous nous sommes enfoncés un peu plus dans la vallée, direction Pisco Elqui. Renommé ainsi pour attirer toujours plus de touristes (alcooliques!), la ville n'a pas été vraiment un grand apport dans notre carnet de voyage. Mais j'en ai quand même profiter pour acheter un bracelet (un de plus!) à un argentin très sympa (le rasta qui apparait avec Théa sur une photo). Nous n'avons même pas fait la visite de la fabrique de Pisco Mistral du coup, pensant que celle de la veille avait été suffisante (Pisco Capel). Pour les incultes, je rappelle que le Pisco est distillé à partir du raisin de vignes, son degré varie 35 à 40, et il fait plus ou moins mal au bide suivant le prix qu'on y met =) Il y a une tradition chilienne, qui se perd petit à petit me semble-t-il, de boire la fameuse piscola (pisco+coca cola). Bien frais, ça passe tout seul. Hein Julien !!

dimanche 14 juin 2009

La Serena (Norte Chico 1/3)



Station balnéaire avant tout, La Serena est une assez grande ville, point de départ pour divers excursions. Nous sommes arrivés là bas un jeudi matin à l'aube, avec quatre jours pour y découvrir ses secrets.
Après s'être remis des émotions du voyage, nous avons visité la ville durant la matinée, parcourant les rues désertes et silencieuses. A part quelques fêtards se baignant dans les fontaines pour se rafraîchir les idées, il a semblé que les gens ont préféré utiliser ce jour férié (21 mai) comme jour de grasse mat' et repos.
Dès le début d'après-midi, nous sommes partis, sous un soleil de plomb, à la découverte de la vallée de l'Elqui. Et là on ne s'attendait pas forcément à ce qu'on allait trouvé...



Comme vous le voyez, c'est le groupe habituel hein.

mardi 26 mai 2009

Pucón (Sud 6/6)

Et voili voilou, c'est le dernier post de la série du Sud (Bientôt une autre à venir...). Dans celui-ci, on est déjà remonté un peu vers le nord. Pucón est une ville sympathique, qui possède son lac et son volcan, un peu comme Puertos Varas. Par contre, elle est BEAUCOUP plus touristique, et c'est bien dommage. En plus de perdre un peu de charme, elle y a vu pousser énormément d'agences proposant toutes les activités inimaginables. Le hic : petit bugdet, s'abstenir. En plus de cela, on n'a plus vraiment eu un temps clément en ces derniers jours, donc on n'a pas profité à fond des possibilités de la région. Mais c'était quand même très sympa.

Après quelques soucis de bus, on est finalement arrivé le vendredi en fin d'après midi. Le froid et l'envie de décompresser nous ont conduit directement à notre premier (et unique) tour en agence. Si je vous dit : eau chaude, tranquilité, nuit étoilée, vous me répondez? Thermes Naturels Nocturnes, évidemment ! On a ainsi pataugé dans plusieurs bassins, crescendo en température, partant d'environ 35 °C pour arriver jusqu'à 40. Et là c'est chaud, pour de vrai. Chaque mouvement devient alors un effort, mais ça reste tout de même agréable. Avec toute cette chaleur accumulée, on a pu survivre à notre nuit de camping =)

Le lendemain, on a opté pour l'activité la moins chère du coin: le vélo. Un petit tour pour aller vers un autre lac et visiter les "yeux de Caburga" sur le retour. Ce fut une bonne balade de 5 ou 6h et très sportive avec son chemin en montagne russe. La bière du soir a été bien mérité cette fois là ;-)

Le dernier jour, nous avons voulu aller découvrir le parque naturel Huerquehue. Bien que ce fut intéressant, l'idée ne s'est pas avéré si judicieuse au final, compte tenu de l'humudité anbiante un peu trop... pluvieuse. Mais un seul jour de mauvais temps sur neuf, pour cette époque dans le sud, c'est carrément une chance donc on ne plaindra pas trop. Nous avons simplement écourté la visite à la demi journée et sommes retournés au chaud, profiter tranquillement de cet fin de voyage. Dommage pour Manu qui nous a rejoint à Pucón juste pour le WE, ça n'aura pas été la partie la plus palpitante de l'expédition, mais bon, c'est ainsi.
Les photos sont .


Manu, un pote français

L'ensemble aura quand même été un sacré bon voyage; des paysages pleins les yeux, du bon air de la nature, de la bonne nourriture, des bons fous rires, un peu d'alcool, et plein d'expériences enrichissantes. Le détachement physique et moral avec le boulot m'a fait plus que du bien aussi, car mine de rien, c'est usant. J'en parle plus dans mon blog car il faudrait que je donne des détails techniques pour expliquer ce que je fait, et là j'en ai pas le courage. Pis c'est pas aussi intéressant que la visite du pays. Mais en tout cas, c'est très prenant comme boulot, intéressant mais fatiguant, et ça laisse très peu de temps libre pendant la semaine. A peine le temps d'écrire un petit post et hop, au lit !

mardi 19 mai 2009

Isla de Chiloé (Sud 5/6)

A la conquête d'une île nous fûmes allés ! Et pas n'importe laquelle, puisque c'est Chiloé, la deuxième plus grande île d'Amérique Latine. Mais au-delà de cette caractéristique, cette contrée possède un charme tout particulier. Son temps breton, ses maisons en écailles ou sur pilotis, ses gens hors du communs, ses églises en bois, sa culture culinaire (avec le magnifique "curanto"...), le tout enrobé de tranquillité. Un vrai petit lieu de découverte culturelle et spirituelle, n'est-ce pas?

Le fameux curanto, un délcieux mélange...

Bon, pour remettre les pieds sur Terre, je vous donne les détails de notre conquête.
Nous avons tout d'abord opté pour une stratégie d'abordage par voie maritime. Ceci se concrêtisa par une arrivée en bus-sur-ferry, directement à la ville d'Ancud. Ensuite, nous avons envahit l'endroit le plus stratégique de la colonie: la forteresse. Ce qui se traduit par la visite de mini-ruines, juste dotées de canons pacifiques, mais qui offra tout de même à notre vue, un agréable coucher de soleil. Ceci fait, nous nous enfonçâmes dans la profondeur des terres pour épancher notre soif de victoire. Un bus nous a donc déposé dans la sympathique mais touristique ville de Castro. Fidèles lecteurs, ce n'est pas encore la fin de notre épique aventure, mais nous dûmes nous reposer en ce lieu, afin de compter les victimes et les achever...

Le lendemain à l'aube, nous prîmes d'assaut l'océan desséché, mais bordé de maison étranges, constuites sur la base fragile de maigres pilotis. La meute de loups fit du remoud dans nos troupes, mais la peuplade se rendit très vite. Nous donnâmes alors beaucoup de notre énergie dans la bataille pour prendre le contrôle des deux "miradors" principaux de la ville. De là, après une bref pause à la mi-journée, nous partîmes à la conquête d'une des petites îles, la plus stratégique pour ainsi dire, baignant dans les eaux maritimes mouillés du voisinage très proche de Chiloé, qui bientôt sera proclamée Françoé. Usant de la même ingéniosité dans l'art de l'abordage, les indigènes ébahis n'eurent même pas le temps de dire "aie". Avant la nuit tombé, nous reprîmes place dans la capitale conquise, qui nous est si fidèle, Castro.

Le 3ème jour, la conquête sera de tout autre envergure : le maquis. Sachant les derniers rebelles regroupés dans le parque national, nous décidâmes d'aller y porter le coup de grâce. Mais nous étions loin d'imaginer l'ennemi auquel nous allions nous confronter... Après des minutes et des minutes de marche à pas forcés, sans découvrir personne, nous commençons à baisser notre garde. Je me surprends même à écouter le gazouillis des oiseaux. C'est alors qu'au détour d'une dune surgit le démon, la vague déferlante, l'incroyable armée d'invincibles combattants à tête de vache... La surprise fut telle, les pertes si rapidement nombreuses, que la peur se prit au ventre de chacun de mes hommes, moi y compris, au point de préférer oublier le rêve de Françoé, et repartir sur le continent à la nage.



Je terminerai par un dicton qui depuis ce jour m'est fidèle : "Casse trop, et tu paieras de tes actes par la vie ". (Jamais 2 sans 3 comme on dit, pour ceux qui ont suivi la chose...)

Le reste des photos de bataille sont ici et . Âmes sensibles, s'abstenir.

samedi 16 mai 2009

Petrohue (Sud 4/6)



On est donc arrivé de nuit la veille dans ce bled paumé, au bout d'une route de terre qui termine en impasse... bref le trou du cul du monde.
De bon matin, nous fûmes allés nous balader dans les environs, découvrir un peu ce nouveau décor dans lequel nous avons dormi. Premier jour avec un ciel nuageux, mais cela n'empêche pas le lac "todos los Santos" d'avoir du charme. Il est possible de le traverser en ferry et il parait que la balade est superbe, mais cela nous parait trop cher pour ce que c'est. De plus, nous voulions aller ajourd'hui même vers un autre monde, ce qui implique décoller de Pétrohue rapidement. Ainsi que nous passâmes l'après midi entière assis dans un bus...


Les autres photos sont ici