mardi 26 mai 2009

Pucón (Sud 6/6)

Et voili voilou, c'est le dernier post de la série du Sud (Bientôt une autre à venir...). Dans celui-ci, on est déjà remonté un peu vers le nord. Pucón est une ville sympathique, qui possède son lac et son volcan, un peu comme Puertos Varas. Par contre, elle est BEAUCOUP plus touristique, et c'est bien dommage. En plus de perdre un peu de charme, elle y a vu pousser énormément d'agences proposant toutes les activités inimaginables. Le hic : petit bugdet, s'abstenir. En plus de cela, on n'a plus vraiment eu un temps clément en ces derniers jours, donc on n'a pas profité à fond des possibilités de la région. Mais c'était quand même très sympa.

Après quelques soucis de bus, on est finalement arrivé le vendredi en fin d'après midi. Le froid et l'envie de décompresser nous ont conduit directement à notre premier (et unique) tour en agence. Si je vous dit : eau chaude, tranquilité, nuit étoilée, vous me répondez? Thermes Naturels Nocturnes, évidemment ! On a ainsi pataugé dans plusieurs bassins, crescendo en température, partant d'environ 35 °C pour arriver jusqu'à 40. Et là c'est chaud, pour de vrai. Chaque mouvement devient alors un effort, mais ça reste tout de même agréable. Avec toute cette chaleur accumulée, on a pu survivre à notre nuit de camping =)

Le lendemain, on a opté pour l'activité la moins chère du coin: le vélo. Un petit tour pour aller vers un autre lac et visiter les "yeux de Caburga" sur le retour. Ce fut une bonne balade de 5 ou 6h et très sportive avec son chemin en montagne russe. La bière du soir a été bien mérité cette fois là ;-)

Le dernier jour, nous avons voulu aller découvrir le parque naturel Huerquehue. Bien que ce fut intéressant, l'idée ne s'est pas avéré si judicieuse au final, compte tenu de l'humudité anbiante un peu trop... pluvieuse. Mais un seul jour de mauvais temps sur neuf, pour cette époque dans le sud, c'est carrément une chance donc on ne plaindra pas trop. Nous avons simplement écourté la visite à la demi journée et sommes retournés au chaud, profiter tranquillement de cet fin de voyage. Dommage pour Manu qui nous a rejoint à Pucón juste pour le WE, ça n'aura pas été la partie la plus palpitante de l'expédition, mais bon, c'est ainsi.
Les photos sont .


Manu, un pote français

L'ensemble aura quand même été un sacré bon voyage; des paysages pleins les yeux, du bon air de la nature, de la bonne nourriture, des bons fous rires, un peu d'alcool, et plein d'expériences enrichissantes. Le détachement physique et moral avec le boulot m'a fait plus que du bien aussi, car mine de rien, c'est usant. J'en parle plus dans mon blog car il faudrait que je donne des détails techniques pour expliquer ce que je fait, et là j'en ai pas le courage. Pis c'est pas aussi intéressant que la visite du pays. Mais en tout cas, c'est très prenant comme boulot, intéressant mais fatiguant, et ça laisse très peu de temps libre pendant la semaine. A peine le temps d'écrire un petit post et hop, au lit !

mardi 19 mai 2009

Isla de Chiloé (Sud 5/6)

A la conquête d'une île nous fûmes allés ! Et pas n'importe laquelle, puisque c'est Chiloé, la deuxième plus grande île d'Amérique Latine. Mais au-delà de cette caractéristique, cette contrée possède un charme tout particulier. Son temps breton, ses maisons en écailles ou sur pilotis, ses gens hors du communs, ses églises en bois, sa culture culinaire (avec le magnifique "curanto"...), le tout enrobé de tranquillité. Un vrai petit lieu de découverte culturelle et spirituelle, n'est-ce pas?

Le fameux curanto, un délcieux mélange...

Bon, pour remettre les pieds sur Terre, je vous donne les détails de notre conquête.
Nous avons tout d'abord opté pour une stratégie d'abordage par voie maritime. Ceci se concrêtisa par une arrivée en bus-sur-ferry, directement à la ville d'Ancud. Ensuite, nous avons envahit l'endroit le plus stratégique de la colonie: la forteresse. Ce qui se traduit par la visite de mini-ruines, juste dotées de canons pacifiques, mais qui offra tout de même à notre vue, un agréable coucher de soleil. Ceci fait, nous nous enfonçâmes dans la profondeur des terres pour épancher notre soif de victoire. Un bus nous a donc déposé dans la sympathique mais touristique ville de Castro. Fidèles lecteurs, ce n'est pas encore la fin de notre épique aventure, mais nous dûmes nous reposer en ce lieu, afin de compter les victimes et les achever...

Le lendemain à l'aube, nous prîmes d'assaut l'océan desséché, mais bordé de maison étranges, constuites sur la base fragile de maigres pilotis. La meute de loups fit du remoud dans nos troupes, mais la peuplade se rendit très vite. Nous donnâmes alors beaucoup de notre énergie dans la bataille pour prendre le contrôle des deux "miradors" principaux de la ville. De là, après une bref pause à la mi-journée, nous partîmes à la conquête d'une des petites îles, la plus stratégique pour ainsi dire, baignant dans les eaux maritimes mouillés du voisinage très proche de Chiloé, qui bientôt sera proclamée Françoé. Usant de la même ingéniosité dans l'art de l'abordage, les indigènes ébahis n'eurent même pas le temps de dire "aie". Avant la nuit tombé, nous reprîmes place dans la capitale conquise, qui nous est si fidèle, Castro.

Le 3ème jour, la conquête sera de tout autre envergure : le maquis. Sachant les derniers rebelles regroupés dans le parque national, nous décidâmes d'aller y porter le coup de grâce. Mais nous étions loin d'imaginer l'ennemi auquel nous allions nous confronter... Après des minutes et des minutes de marche à pas forcés, sans découvrir personne, nous commençons à baisser notre garde. Je me surprends même à écouter le gazouillis des oiseaux. C'est alors qu'au détour d'une dune surgit le démon, la vague déferlante, l'incroyable armée d'invincibles combattants à tête de vache... La surprise fut telle, les pertes si rapidement nombreuses, que la peur se prit au ventre de chacun de mes hommes, moi y compris, au point de préférer oublier le rêve de Françoé, et repartir sur le continent à la nage.



Je terminerai par un dicton qui depuis ce jour m'est fidèle : "Casse trop, et tu paieras de tes actes par la vie ". (Jamais 2 sans 3 comme on dit, pour ceux qui ont suivi la chose...)

Le reste des photos de bataille sont ici et . Âmes sensibles, s'abstenir.

samedi 16 mai 2009

Petrohue (Sud 4/6)



On est donc arrivé de nuit la veille dans ce bled paumé, au bout d'une route de terre qui termine en impasse... bref le trou du cul du monde.
De bon matin, nous fûmes allés nous balader dans les environs, découvrir un peu ce nouveau décor dans lequel nous avons dormi. Premier jour avec un ciel nuageux, mais cela n'empêche pas le lac "todos los Santos" d'avoir du charme. Il est possible de le traverser en ferry et il parait que la balade est superbe, mais cela nous parait trop cher pour ce que c'est. De plus, nous voulions aller ajourd'hui même vers un autre monde, ce qui implique décoller de Pétrohue rapidement. Ainsi que nous passâmes l'après midi entière assis dans un bus...


Les autres photos sont ici

mercredi 13 mai 2009

Descente du volcan Osorno (Sud 3/6)

Bon ben c'est bien gentil de monter sur un volcan, mais du coup après ya la descente ! Et pas par la route cette fois hein, mais carrément à travers champ. C'est tout de même plus marrant...

Ainsi, après un petit tour matinal encore un poil plus haut, sur les neiges éternelles, nous voici gambadant dans un décor respirant à 100% la nature sauvage. A cela s'ajoute les petits goûts d'aventure dûs au fait de ne pas suivre un chemin. Entre autres je peux citer, se retrouver face à des obstacles infranchissables, se perdre, penser qu'un puma va nous manger et faire du stop perdus dans la nuit. Mais on est bien arrivé rassurez-vous ! Arrivés où au fait ? A Petrohue bien sûr, sans avoir oublier d'aller jeter un coup d'oeil aux "saltos" (cascades) auparavant.
Cette fin de journée, je vous la raconte un peu plus en détail car elle fut légèrement épique pour nous. Après un certain nombres d'heures de marche, nous voici enfin retrouvant un brin de civilisation : une route. Des voitures passent... puis un bus. On le prend et il nous dépose 2 minutes plus tard aux fameux saltos de Petrohue, qu'on a pu visiter juste avant la fermeture de 18h. Cool. De là, on pense prendre le bus suivant, ou bien faire du stop pour parcourir les derniers 7 ou 8 km. Mais plus rien ne passe sur la route. La nuit tombe... et toujours pas un chat. On se dit donc qu'il nous reste plus qu'à reunir toutes nos forces dans un ultime effort et atteindre un lieu où dormir. Très vite, la route disparait pour se transformer en chemin de terre. Deux ou trois voiture passent, mais dans l'autre sens. On commence à se dire que les pumas ça doit chasser la nuit et qu'on a rien pour se défendre. Qu'est-ce qu'on peut être con parfois... Mais en tout cas le moral n'y était pas. Finalement, un pick up apparait, tel un sauveur d'âmes égarées. On arrive donc à dos de 4x4 à Petrohue, qui est un peu le trou du cul du monde, on peut le dire. De là on se fait encore un petite traversée de lac mystique dans une barque irréelle avec un mec hors du temps qui avait une lampe torche surpuissante. Et on arrive chez la mère Kushel ! Elle nous offre un toit, une douche chaude, un bon dînner à la truite et un lit. Tout est parfait dans le meilleur des mondes =)

lundi 11 mai 2009

La montée du volcan Osorno (Sud 2/6)



Bon il fait le mariole le mec mais c'était pas de tout repos hein ! 20km à pied dont plus de 10km en pente bien pentue, c'est pas du gâteau. Surtout chargés comme des bourriques. Mais ça en valait largement la peine.

On a décampé sur les coups de 10h (après un bonne nuit de 12h...) et on est arrivé en haut à la tombée de la nuit (tout juste!), vers 18h. Le chemin recouvert d'asphalte n'a pas été des plus agréables mais une fois arrivé, rien que la bière te fait oublier tous les efforts. Couronné d'un magnifique coucher de soleil sur la vue du lac et des alentours, c'est bon, on regrette pas d'en avoir ch.... des briques. Une bonne douche, un bon canapé, un bon repas, un bon lit, tout devient incroyablement plus agréable après une épreuve comme ça =)



Bon maintenant, pour satisfaire la curiosité des commenteurs (boulet de frangin...), je vais RE-présenter Théa, car oui je l'ai déjà fait auparavant. C'est une amie du CPP, qui vient de Grenoble mais qui est restée à Nancy faire l'école de Géologie. Logique non? Pour les détails croustillants, je vais rompre le mystère en disant que c'est juste une très bonne amie.

Et dans la série coucher de soleil, pour rivaliser avec la frangine :



vendredi 8 mai 2009

Puerto Varas (Sud 1/6)

Avec cet article débute le récit de mon voyage de 9 jours au sud du Chili. On n'a pas pu aller jusqu'en Patagonie mais on a visité des coins très jolis, que vous allez découvrir petit à petit...

Nous avons commencé par prendre le bus le vendredi soir (24 avril) pour arriver a Puerto Montt au petit matin. Mais étant donnée que cette ville a très peu d'intérêt touristique, nous sommes de suite partis sur Puerto Varas.

C'est un village sympathique qui n'a rien d'extraordinaire mais qui mérite un passage, ne serait-ce que pour le lac Llanquihue (prononcez Yankee-Way) qui la borde. En plus de cela, par temps découvert tu peux avoir la chance d'observer au loin le magnifique volcan Osorno. Celui là, vous avez pas fini de le voir en photo... Il forme un cône parfait et gagne en charme grâce à ses neiges éternelles.

En fin d'apres-midi, nous sommes allés un peu plus vers le volcan, en longeant le lac. On a alors eu droit à un coucher de soleil assez joli lorsqu'on mangeait nos empanadas sur la plage. Par contre, comme les photos le montrent, le temps n'est pas à la baignade...



Cette nuit nous avons campé au bord du lac, mais dans un camping hein, pas comme des sauvages. On craignait un peu la pluie car tout le monde nous a dit que à cette époque elle est plutôt fréquente dans le sud mais on a juste eu froid en fait =)