A la conquête d'une île nous fûmes allés ! Et pas n'importe laquelle, puisque c'est Chiloé, la deuxième plus grande île d'Amérique Latine. Mais au-delà de cette caractéristique, cette contrée possède un charme tout particulier. Son temps breton, ses maisons en écailles ou sur pilotis, ses gens hors du communs, ses églises en bois, sa culture culinaire (avec le magnifique "curanto"...), le tout enrobé de tranquillité. Un vrai petit lieu de découverte culturelle et spirituelle, n'est-ce pas?

Le fameux curanto, un délcieux mélange...
Bon, pour remettre les pieds sur Terre, je vous donne les détails de notre conquête.
Nous avons tout d'abord opté pour une stratégie d'abordage par voie maritime. Ceci se concrêtisa par une arrivée en bus-sur-ferry, directement à la ville d'Ancud. Ensuite, nous avons envahit l'endroit le plus stratégique de la colonie: la forteresse. Ce qui se traduit par la visite de mini-ruines, juste dotées de canons pacifiques, mais qui offra tout de même à notre vue, un agréable coucher de soleil. Ceci fait, nous nous enfonçâmes dans la profondeur des terres pour épancher notre soif de victoire. Un bus nous a donc déposé dans la sympathique mais touristique ville de Castro. Fidèles lecteurs, ce n'est pas encore la fin de notre épique aventure, mais nous dûmes nous reposer en ce lieu, afin de compter les victimes et les achever...

Le lendemain à l'aube, nous prîmes d'assaut l'océan desséché, mais bordé de maison étranges, constuites sur la base fragile de maigres pilotis. La meute de loups fit du remoud dans nos troupes, mais la peuplade se rendit très vite. Nous donnâmes alors beaucoup de notre énergie dans la bataille pour prendre le contrôle des deux "miradors" principaux de la ville. De là, après une bref pause à la mi-journée, nous partîmes à la conquête d'une des petites îles, la plus stratégique pour ainsi dire, baignant dans les eaux maritimes mouillés du voisinage très proche de Chiloé, qui bientôt sera proclamée Françoé. Usant de la même ingéniosité dans l'art de l'abordage, les indigènes ébahis n'eurent même pas le temps de dire "aie". Avant la nuit tombé, nous reprîmes place dans la capitale conquise, qui nous est si fidèle, Castro.

Le 3ème jour, la conquête sera de tout autre envergure : le maquis. Sachant les derniers rebelles regroupés dans le parque national, nous décidâmes d'aller y porter le coup de grâce. Mais nous étions loin d'imaginer l'ennemi auquel nous allions nous confronter... Après des minutes et des minutes de marche à pas forcés, sans découvrir personne, nous commençons à baisser notre garde. Je me surprends même à écouter le gazouillis des oiseaux. C'est alors qu'au détour d'une dune surgit le démon, la vague déferlante, l'incroyable armée d'invincibles combattants à tête de vache... La surprise fut telle, les pertes si rapidement nombreuses, que la peur se prit au ventre de chacun de mes hommes, moi y compris, au point de préférer oublier le rêve de Françoé, et repartir sur le continent à la nage.

Je terminerai par un dicton qui depuis ce jour m'est fidèle : "Casse trop, et tu paieras de tes actes par la vie ". (Jamais 2 sans 3 comme on dit, pour ceux qui ont suivi la chose...)
Le reste des photos de bataille sont
ici et
là. Âmes sensibles, s'abstenir.